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Close Up


Abbas Kiarostami
Iran, 1990
Production : Ali Reza Zarrin

98'
Persan, Azéri
Français


Résumé


Cinéphile obsessionnel et sans emploi, Hossein Sabzian se fait passer pour le célèbre cinéaste Mohsen Makhmalbaf à qui il ressemble. Il s’insinue, soi-disant pour diriger un film, dans une famille iranienne bourgeoise, ne résistant pas à la tentation de disposer des autres tout en jouant lui-même à être un autre. Une fois démasqué, l’homme est traîné devant la justice pour escroquerie. Apprenant ce fait divers, le réalisateur Abbas Kiarostami s’empresse de réunir une équipe de tournage afin de reconstituer les faits et de filmer le procès de Sabzian.

L'avis de Tënk


Le film alterne scènes reconstituées de la duperie (avec les véritables protagonistes dans leurs propres rôles), interviews desdits protagonistes et mise en scène du véritable procès au cours duquel une caméra est dédiée en gros plan ("close up") à l’accusé, usurpateur d’une identité de cinéaste rêvée, en souffrance de sa propre identité (de chômeur) et en instance d’en trouver une nouvelle : acteur dans le film-enquête de Kiarostami !
Le procès pour escroquerie devient en même temps un plaidoyer (quelque peu sacrilège en terre d’Islam) pour le droit à la fiction, à changer de rôle, à "faire du cinéma". Chacun joue à être un autre. Et Kiarostami joue à faire du documentaire avec de la fiction (reconstitution des scènes où Sabzian dupe la famille), et de la fiction avec du documentaire (mise en scène du véritable procès pour la caméra) ! En arrière-fond, la question qui hante tout le cinéma de Kiarostami : la fiction peut-elle racheter la réalité ? L’art peut-il sauver la vie ?

François Niney
Docteur en Philosophie et en Études cinématographiques, critique et documentariste

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auteur

Abbas Kiarostami

Abbas Kiarostami (1940-2016) fait partie de la Nouvelle Vague du cinéma iranien à la fin des années 60. Il y développe l’utilisation de dialogues poétiques et d'une narration allégorique pour traiter de questions politiques et philosophiques. Lors de la révolution de 1979, il fait le choix de rester en Iran et réalise ses films au sein du Katun, un institut d'éducation à l'image. Son goût pour filmer l'enfance est présent dans toute son œuvre et notamment dans "Où est la maison de mon ami ?", premier film de sa trilogie réalisée dans le village du Koker et qui avec "Et la vie continue" et "Au travers des oliviers" lui apportera à partir des années 1990 une reconnaissance internationale. En 1997, il obtient la Palme d'or au Festival de Cannes pour "Le Goût de la cerise". Il se tourne ensuite vers des œuvres plus expérimentales. Figure majeure de l'art contemporain, il est également reconnu pour ses installations, poèmes et photographies.

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