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Elie et Nous


Sophie Bredier
France, 2010
Production : Agat Films & Cie
70'
Français


Résumé


Elie, qui fut déporté à Auschwitz, décide en 1956 de retirer de son bras le tatouage faisant apparaître son matricule de déportation. Il garde cette parcelle de peau depuis 50 ans dans son portefeuille, jusqu’au jour où il se la fait voler.

L'avis de Tënk


La dramaturgie de "Élie et Nous" repose, comme "Nos Traces silencieuses", sur une peau marquée - ou plutôt ici, comment la perte de la marque remet en question une identité largement constituée par celle-ci ?
La peau constitue la surface, elle est le point de départ de Sophie Bredier pour fouiller ce qui gronde en profondeur sous elle. L'évidente gravité cohabite avec une drôlerie étrange, un peu glaçante aussi, surtout quand il s'agit de produire un faux pour attester de ce qui a été. Ce qui est certain, c'est que la peau (numérique) du film perpétue la trace du destin d'Élie, et la transmet pour toujours.

Arnaud Hée
Programmateur, enseignant et critique




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auteure

Sophie Bredier

Sophie Bredier est une cinéaste qui, de film en film, interroge la filiation, les vies sans nom que son histoire personnelle lui donne à voir. C’est une vraie chercheuse de la vérité des êtres et du cinéma. Le visage qui ne dit pas son histoire, voilà un projet cinématographique par excellence et une expérience humaine dont ses films témoignent. Après des études de lettres classiques à la Sorbonne et quelques expériences de critique (Bref, Les Cahiers du Cinéma, La Lettre du Cinéma), elle se tourne vers le cinéma documentaire en réalisant coup sur coup trois films de nature autobiographique - "Nos Traces silencieuses" (1998) et "Séparées" (2000), en collaboration avec Myriam Aziza ; puis, seule, "Corps étranger" (2004). Elle co-scénarise "La Robe du soir", long métrage de fiction de Myriam Aziza. Développant son travail autour de quelques grands thèmes récurrents comme la perte ("Elie et Nous"), la filiation ("Orphelins de la patrie"), l’abandon ("La Tête de mes parents") ou le statut des femmes ("Femmes asiatiques, femmes fantasmes", "Maternité secrète"), elle signe une série de films diffusés tant à la télévision (Arte, France Télévision) que dans le réseau des festivals (Le Cinéma du Réel, le FID, Dok Leipzig, FIPA). Parallèlement elle encadre régulièrement des ateliers documentaires dans diverses structures (Fémis, Normandie Images, Arcadi) ; elle est en charge en Master de l’Atelier documentaire à Paris 7-Diderot.