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Déluge au pays du Baas


Omar Amiralay
France, 2003
Production : AMIP
46'
Français, Anglais, Arabe
Anglais, Français


Résumé


Autour du Lac Assad s’étend un pays : la Syrie de Hafez el Assad. De cette Syrie nouvelle, le réalisateur Omar Amiralay a choisi un village. Ce village, ses habitants, et jusqu’à son point d’eau, portent tous le même nom, El Machi. Gouvernée par un chef de tribu, membre du Parlement, et régentée par son neveu, directeur de l’école et responsable du parti, cette entité El Machienne est à l’image d’un pays que le parti Baas façonne depuis quarante ans, sans partage. Le film montre le fonctionnement d’un système où la langue de bois idéologique accompagne le citoyen depuis le banc de l’école jusqu’à l’âge adulte.

L'avis de Tënk


Trente-trois ans après la réalisation de son premier court métrage, "Film-essai sur le barrage de l’Euphrate" (1970), un film-ode à la gloire du chantier d’un barrage, fierté du parti Baas au pouvoir, Omar Amiralay avoue regretter sa foi aveugle et naïve pour le socialisme arabe, devenu un régime sanguinaire. Dans un huis clos, il met en scène la violence du contrôle et de la discipline militaires, et l'horreur de l’endoctrinement du système syrien. Le théâtre de sa désillusion est une classe : un rituel scolaire de propagande est la métaphore de la prison idéologique et de l'aliénation policière du pays. La forme est un dispositif d'une frontalité impitoyable : lumière artificielle, personnages qui monologuent face caméra. Film interdit en Syrie.

Federico Rossin
Historien du cinéma, programmateur indépendant

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auteur

Omar Amiralay

Omar Amiralay est né en 1944 à Damas, en Syrie. Cinéaste et écrivain, il est connu pour "Déluge au pays du Baas" (2005), "La Vie quotidienne dans un village syrien" (1974) ou encore "La Dame de Schibam" (1987). Omar Amiralay se rend à Paris en 1965 pour poursuivre des études de théâtre, puis commence peu à peu à s'intéresser au cinéma et intègre l’IDHEC à Paris. En 1968, il rejoint les hordes de manifestants et commence à filmer. C’est ainsi qu’il a prend goût à la réalisation documentaire. De retour à Damas, il est désireux d'impulser un nouveau cinéma documentaire. Son approche nouvelle a progressivement été reconnue dans le monde arabe et en Europe. Son cinéma est devenu un exemple pour des générations de réalisateurs dans le monde arabe. Entre 2005 et 2008, Amiralay a été une force motrice dans la création de l'Institut du film arabe. Il est décédé en 2011 dans sa ville natale. Il était un ami proche et collaborateur d'autres cinéastes syriens, dont Mohammad Malas et Ossama Mohammed.

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