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Conversation Nord-Sud : Daney/Sanbar


Catherine Poitevin , Simone Bitton
France, 1993
Production : Ardèche Images Production, Cités télévision
46'
Français


Résumé


Pendant la guerre du Golfe, Serge Daney avait écrit que la conversation, selon lui "un art typiquement franco-arabe", n'arrivait plus à s'instaurer entre lui et ses amis arabes. Ici, lui est offert un cadre, à la fois réel et cinématographique, dans lequel il peut tenter de renouer ce dialogue un moment interrompu. Le choix de son interlocuteur s'est imposé d'emblée : Elias Sanbar, Palestinien, historien, directeur de la revue "Études palestiniennes", collectionneur d'images. Sanbar est un exilé qui archive la mémoire de son peuple : photographies de presse, albums de famille, cartes postales, etc. Pour lui, l'image constitue une preuve de son identité. Daney quant à lui a passé l'essentiel de sa vie à voir des films mais il s'est toujours refusé à conserver des images fixes. De part et d'autre, il y avait un désir très vif de confronter ces deux attitudes face à l'image et d'en faire, en quelque sorte, une parabole des rapports Nord-Sud.

L'avis de Tënk


"Je suis pour la réhabilitation totale de la conversation de bistrot. Le monde est suffisamment déglingué pour que, de nouveau, on ait le droit de tout hasarder, de refaire le monde, etc. Le "pragmatisme" et le positif "positif", on en voit tous les jours les résultats."
Une fois encore, le documentaire tente d’organiser une conversation entre deux rives éloignées. Après Godard-Duras, le critique Daney dialogue avec l’historien Sanbar. Si l’histoire reste le cadre de pensée commun et indépassable, ce qui frappe, c’est la manière dont s’opposent deux visions, deux recours à l’image. Extrêmement mélancolique, liée à l’exil chez Sanbar (la fuite de Palestine, le visage de la mère) ; apparemment plus à distance, sans affects personnels chez Daney (qui redit son amour de la carte postale et de sa "sobriété documentaire"). C’est que le cinéma n’est pas pour lui ce qu’est la Palestine pour Sanbar : un pays perdu, pour lequel on éprouverait une indicible nostalgie. C’est un pays supplémentaire, un paysage mental – un territoire inexpugnable.

Arnaud Lambert
Réalisateur

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auteures

Catherine Poitevin

Catherine Poitevin a fait ses études à l’IDHEC. Depuis elle pratique le montage. Après une initiation auprès de Louis Malle sur "L’Inde fantôme", elle monte de nombreux films documentaires : "Ben Barka, l’équation marocaine" et "Mur" de Simone Bitton ; "Une Vie d’Arthur Rimbaud, Vie ou Théâtre" de Charlotte Salomon ; "Le Che, journal de Bolivie" de Richard Dindo ; "Il était une fois la Tchétchénie" de Nino Kirtaze, ainsi que "Ceux de Saint-Cyr" de Philippe Costantini. Elle monte aussi de nombreux documentaires sur la musique contemporaine, ainsi que des films de fiction de Jean-Louis Comolli, René Allio, Robert Guédiguian, Férid Boughédir, Saad Chraïbi. Elle a coréalisé avec Simone Bitton "Daney/Sanbar, conversation Nord/Sud".

Simone Bitton

Simone Bitton est née au Maroc en 1955 et a fait des études de cinéma a l'IDHEC. Elle détient la double nationalité franco-marocaine, et elle vit entre Paris et Rabat. Elle est professeur associée à l’Université de Paris 8 et encadre des ateliers de réalisation aux Ateliers Varan. Elle a réalisé une quinzaine de films et de séries pour la télévision et pour le cinéma. Du film d’archives historiques ("Palestine, Histoire d'une terre") à l’essai cinématographique ("Mur"), en passant par l’enquête ("Rachel"), la biographie politique ("Ben Barka, l'équation marocaine") ou les portraits d’artistes ("Les Grandes Voix de la musique arabe" et "Mahmoud Darwich", "Le Terre comme la langue"), tous ses films témoignent d’un engagement humain et professionnel pour une meilleure appréhension de l’actualité, de l’histoire et des cultures d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient.

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