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The Connection


Shirley Clarke
États-Unis, 1961
110'
Anglais
Français


Résumé


Huit copains jouent du jazz et racontent des anecdotes en attendant leur dealer dans un loft de Greenwich Village. Pour se faire un peu d'argent, ils ont accepté d'être filmés par le vrai faux documentariste Jim Dunn... À travers cette fiction tournée comme un documentaire, Shirley Clarke joue sur notre perception du réel et dresse un portrait des marges de la société américaine.

L'avis de Tënk


Shirley Clarke, par ce dispositif de mise en abyme, filmant un filmeur et dévoilant les nombreux artifices d’un film en train de se faire, cherche moins une distanciation qu’approcher une force de l’instant, d’imprévu du jeu, et une forme d’adresse du comédien au spectateur. Elle se rapproche de l’expérience théâtrale et c’est précisément cet incroyable équilibre auquel elle parvient, entre direction et improvisation, qui nous captive totalement et le jazz devient la parfaite forme musicale du film. Mais le film ne manque pas de questionner et de redistribuer les places de chacun.

C.P. et P.P.

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auteure

Shirley Clarke

Shirley Clarke (1919-1997) est une figure majeure du cinéma indépendant new yorkais. Danseuse de formation, c’est vers le cinéma qu’elle concentre finalement ses talents, à une époque où l’on trouve encore peu de femmes réalisatrices. Ses premiers courts métrages “A Dance in the Sun“ (1953), “Bullfight“ (1955) ou “Bridges Go-Round“ (1958) sont symptomatiques de son obsession pour le mouvement. Membre de l’avant-garde artistique de Greenwhich Village, elle sera, en 1962, un des membres fondateurs de la Film-Makers' Cooperative. “The Connection“ (1961), son premier long métrage, acclamé à Cannes, marque le début d’une série de films engagés socialement, où la fiction croise volontiers le réel. Elle conclut son œuvre en 1985 avec “Ornette: Made in America“, un portrait atypique et protéiforme du génie du jazz Ornette Coleman.

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