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On est au coton


Denys Arcand
Canada, 1970
Production : ONF / NFB

172'
Français


Résumé


Documentaire controversé réalisé en 1970 par Denys Arcand dans le milieu de l'industrie textile québécoise. Le film met en lumière le phénomène de la fermeture des usines, la vie quotidienne des ouvriers, frappés par la maladie (surdité industrielle, pneumochonyose), et enfin, les grèves et les luttes pour se sortir de cette pénible situation.

L'avis de Tënk


Denys Arcand, mieux connu aujourd’hui pour ses fictions ("Le Déclin de l’empire américain", "Les Invasions barbares"), donnait avec ce film engagé un portrait du prolétariat qui remettait en perspective les rapports de classes. Pas de commentaire ici, si ce n’est des sortes de télex, entre analyse sociale et agit-prop, qui viennent ponctuer le récit. Plus qu’un point de vue, le cinéma prend ici position. Ainsi dans les premières minutes, il filme une sortie d’usine. On pense au film Lumière, considéré comme le premier film de l’histoire du cinéma. Mais la sortie des ouvrières y était filmée de l’extérieur. Ici, Arcand commence à la filmer de l’intérieur. On est avec elles. Tout un symbole. Le cinéma direct avait jusqu’alors une dimension sociale. Il se fait ici très clairement politique. Et le film sera censuré.

Franck Lubet
Responsable de la programmation Cinémathèque de Toulouse

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auteur

Denys Arcand

Après des études en histoire à l'université de Montréal, Denys Arcand entre à l'Office National du Film pour lequel il tourne de nombreux courts métrages documentaires. Dans "On est au coton" (1970), il analyse à travers l'industrie textile québecoise les rapports nationaux internes entre francophones et anglophones. Ce film est tellement dérangeant que l'ONF, qui l'avait pourtant produit, refuse de le diffuser pendant de nombreuses années. C'est un des rares cas de censure dans le cinéma canadien. Après un nouveau documentaire polémique, sur l'histoire récente du Québec ("Québec : Duplessis et après..."), il tourne successivement trois films de fiction pour le cinéma avant de travailler dix ans à la télévision. Il revient au cinéma avec "Le Crime d'Ovide Plouffe" (1984, avec Jean Carmet) et surtout "Le Déclin de l'empire américain"" (1986), qui fera sa renommée internationale. Suivront entre autres "Jésus de Montréal" (1988), "De l'amour et des restes humains" (1993) et "Stardom" (2000). En 2003, ses "Invasions Barbares"" font sensation au Festival de Cannes : le film remporte le Prix du Meilleur scénario et rapporte à Marie-Josée Croze un Prix d'interprétation féminine. En 2007, Denys Arcand clôt la trilogie entamée par "Le Déclin de l'empire américain" et poursuivie par "Les Invasions barbares" avec "L'Age des ténèbres", une comédie satirique présentée en clôture du 60e Festival de Cannes.

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