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Sans soleil


Chris Marker
France, 1982
Production : Argos films
100'
Français, Japonais, Anglais, Chinois
Français


Résumé


Des lettres de Sandor Krasna, caméraman free-lance et double de Chris Marker, sont lues par une femme inconnue. Parcourant le monde, il demeure attiré par deux "pôles extrêmes de la survie", le Japon et l’Afrique, plus particulièrement la Guinée-Bissau et les îles du Cap-Vert. Le caméraman s’interroge sur la représentation du monde dont il est en permanence l’artisan, et le rôle de la mémoire qu’il contribue à forger.

L'avis de Tënk


Après une décennie de cinéma du "nous" (le collectif militant et au-delà), Marker revient à ses premières amours : le film de voyage et l’essai-filmé, qui atteint ici une de ces expressions les plus hautes et les plus délicates. Le "Je" mystérieux qui médite les images du Japon ou d’Afrique n’est jamais réduit à une identité, un trajet biographique, un narcissisme, il est une qualité de regard et d’affection. Sorte de "mémoires" d’un cinéaste, le film mêle réflexions sur l’avenir, traçant les chemins de demain (notamment celui des nouvelles images digitales émergeant dans ce début des années 1980) et mises en perspective des combats passés, fussent-ils bien souvent des défaites. Mais quoi ! "L'Histoire n’est amère qu’à ceux qui l’attendent sucrée". "Sans soleil" multiplie les références aux spirituels africains et surtout japonais. Il se fait valse lente, vaste exploration des rites compensatoires ("réparer, à l’endroit de l’accroc, le tissu du temps") comme de toutes les manifestations de cette conscience aiguë de la finitude des choses et des êtres. Le documentaire ne porte pas sur tel ou tel pays, c’est bien de "l’espace du dedans" dont il s’agit : "cette part de nous qui s’obstine à dessiner sur les murs des prisons".

Arnaud Lambert
Réalisateur

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auteur

Chris Marker

Chris Marker nait en 1921 à Neuilly. Il débute des études de philosophie, vite interrompues par le conflit mondial. Après guerre, il travaille au sein de Peuple et culture, commence à écrire pour la revue "Esprit" et à réaliser ses premiers films dont "Lettre de Sibérie" qui le fit plus largement connaître. Écrivain, photographe, cinéaste et finalement artiste multimédia, Chris Marker est l'auteur d'une œuvre protéiforme et novatrice. Son goût pour l'expérimentation éclate dans "La Jetée" (1962), court-métrage d'anticipation annonçant ses thématiques de prédilection : le temps, la mémoire, la puissance des images. La même année, il tourne "Le Joli Mai", dans les rues de Paris, dans l'esprit du cinéma direct. La décennie 70 est marquée par des films engagés dont le plus célèbre, "Le fond de l'air est rouge" (1977), dresse un bilan des luttes des sixties tout autour de la planète. Dans ce sillon politique, il explore les liens entre mémoire individuelle et histoire dans "Sans soleil" (1982) puis dans des hommages posthumes comme "Le Tombeau d'Alexandre" (1993). Dans les années 1990, le plus souvent en collaboration avec le Centre Pompidou de Paris, il conçoit plusieurs installations qui explorent les frontières entre réel et imaginaire. Il s'éteint à Paris à l'été 2012, faisant figure de référence pour les cinéastes contemporains.

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