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Le Joli Mai


Chris Marker, Pierre Lhomme
France, 1962
Production : Sofracima
145'
Français
Anglais


Résumé


Paris, mai 1962. La guerre d'Algérie vient de s'achever avec les accords d'Évian. En ce premier mois de paix depuis sept ans, que font, à quoi pensent les Parisiens ? Chacun témoigne à sa manière de ses angoisses, ses bonheurs, ses espoirs. Peu à peu, se dessine un portrait pris sur le vif de la France à l'aube des années 60.

L'avis de Tënk


Avec "Le Joli Mai", Marker accomplit l’un de ses chefs-d’œuvre. Le fait est qu’il le réalise en même temps que "La Jetée" n’est pas sans étoffer sa légende : comment le même homme a-t-il pu tourner un très long film en cinéma direct et un court métrage de science-fiction expérimental, à partir de photographies, deux miracles de cinéma, dans le même mois ? En ce printemps 1962, Marker révolutionne son cinéma. Lui qui était jusque là un cinéaste de la table de montage, écrivant les commentaires face aux images, il se saisit des nouvelles caméras légères et des magnétos synchrones et descend dans la rue pour capter la parole des gens à un moment très particulier : la guerre d’Algérie s’achève et la France bascule dans la modernité en en finissant avec son empire colonial.
En ce milieu des Trente glorieuses, la question du bonheur, "invention récente" comme il est dit dans le film, se pose avec une acuité inédite - sans doute illusoire.

Arnaud Lambert
Réalisateur

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auteurs

Chris Marker

Chris Marker nait en 1921 à Neuilly. Il débute des études de philosophie, vite interrompues par le conflit mondial. Après guerre, il travaille au sein de Peuple et culture, commence à écrire pour la revue "Esprit" et à réaliser ses premiers films dont "Lettre de Sibérie" qui le fit plus largement connaître. Écrivain, photographe, cinéaste et finalement artiste multimédia, Chris Marker est l'auteur d'une œuvre protéiforme et novatrice. Son goût pour l'expérimentation éclate dans "La Jetée" (1962), court-métrage d'anticipation annonçant ses thématiques de prédilection : le temps, la mémoire, la puissance des images. La même année, il tourne "Le Joli Mai", dans les rues de Paris, dans l'esprit du cinéma direct. La décennie 70 est marquée par des films engagés dont le plus célèbre, "Le fond de l'air est rouge" (1977), dresse un bilan des luttes des sixties tout autour de la planète. Dans ce sillon politique, il explore les liens entre mémoire individuelle et histoire dans "Sans soleil" (1982) puis dans des hommages posthumes comme "Le Tombeau d'Alexandre" (1993). Dans les années 1990, le plus souvent en collaboration avec le Centre Pompidou de Paris, il conçoit plusieurs installations qui explorent les frontières entre réel et imaginaire. Il s'éteint à Paris à l'été 2012, faisant figure de référence pour les cinéastes contemporains.

Pierre Lhomme

Né à Paris en 1930, Pierre Lhomme est un directeur de la photographie. Après des études aux États-Unis, il suit les cours de l'École Vaugirard (actuellement établissement Louis Lumière). Il débute en 1955 comme assistant-opérateur de Ghislain Cloquet, d'Henri Alekan, d'Yves Bourgoin et d'Edmond Séchan. N'ayant pas envie d'être catalogué, il multiplie les rencontres et connaît des expériences variées auprès de Chris Marker sur "Le joli mai" (1962) qu'il a cosigné, ou encore Joris Ivens sur "Pour le mistral" (1965). La manière de travailler imposée par les faibles moyens dont disposent les réalisateurs de la Nouvelle Vague lui convient parfaitement. Il est considéré comme opérateur de films difficiles, il n'hésite pas à s'engager par exemple sur "La Maman et la putain" de Jean Eustache (1972). Il a remporté deux césars de la meilleure photographie pour "Cyrano de Bergerac" de Jean-Paul Rappeneau (1989) et "Camille Claudel" de Bruno Nuyten (1987).

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